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Créa. 01/01/10 MAJ hebdo
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PostHeaderIcon Les secrets de la prière (1)

Avec Jean Khoury,

Enfin des explications très concrètes sur : ce qu’est la prière, comment la pratiquer et ce qu’elle produit.

Jean Khoury, Doctorant en Théologie spirituelle à Rome.

Fondateur de « l’Ecole de Marie », il dispense une « Initiation à la vie spirituelle » pour adultes sur trois niveaux, présente dans plusieurs pays.          

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4. Pour aller plus loin : le site de Jean Khoury www.amorvincit.com / à lire « La prière du coeur à l’école de Marie », de J. Khoury, éd. Docteur Angelique (Une vraie mine d’or pour tous ceux qui veulent débuter ou approfondir la prière).

5 réponses sur la page “Les secrets de la prière (1)”

  • Jean Manaus dit :

    « Ça serait absurde qu’il n’y en ait pas (des pensées) »
    Ah bon… Alors je suis un être absurde.
    Savez-vous que l’on peut tarir le flot de nos pensées? Oh, elles se présentent encore, mais elles sont immédiatement chassées (et ceci sans aucun effort), comme si elles ne pouvaient entrer dans notre esprit. On les voit, mais elles disparaissent à peine formées.
    On peut rester dans le vide apparent des pensées, par un effort de volonté, au début, comme pour apprendre comment faire. Puis, un jour, on s’aperçoit que les pensées se sont taries. Le cerveau continue son activité, mais il passe à un niveau différent de fonctionnement, justement au-delà des pensées.
    D’ailleurs, ce qui me permet de distinguer des pensées qui viennent de mon cerveau, donc de moi, d’autres pensées qui n’en viennent pas, c’est l’état de ma vigilance du moment: quand je suis en état de vide de pensées et que je me contente d’être un observateur, alors les pensées qui naissent dans mon esprit prennent une valeur d’une intense profondeur. Je ne dis pas que je suis alors en … « connection » avec le Saint Esprit, mais j’imagine que ça doit être comme ça que ça doit se passer.
    On ne remplit pas un vase plein.
    Donc, pour être empli du Saint Esprit, il faut se vider de nos propres pensées, de notre… « fonctionnement » égoïste habituel. On se trouve alors en état de réception, d’harmonie.
    Danger? Non !! Car les démons n’ont pas autorité pour entrer par cette porte ouverte, dont le gardien est Dieu Lui-même. Ceci dit, un sataniste pourrait fort bien utiliser cette fonction pour entrer en contact avec une ou des entités mauvaises. Mais, un fois entré, l’entité ne sort plus !!! Car la liberté donnée par Dieu et qui fait qu’il n’y a justement aucun danger d’être « habité » par un esprit, bon ou mauvais, cette liberté est abolie pour les satanistes.
    Donc, je peux faire le vide absolu de pensée, aucun esprit ne viendra se précipiter pour occuper ce vide, qui est alors centré sur Dieu, que l’on ne peut rejoindre qu’au delà des pensées, de l’intelligence et des perceptions.
    On ne peut pas « penser » Dieu. Mais on peut se jeter à Ses pieds, vide de tout, attendant, si l’on peut dire (mais ceci est faux car on n’attend rien) en n’étant plus qu’un témoin de Sa gloire absolue, et jouissant des délices de Sa présence vivante.

  • Jean Khoury dit :

    Cher Jean Manaus,

    si vous pouvez « faire le vide absolu de pensée » « par un effort de volonté » tant mieux pour vous. Vous noterez que j’ai exclu la pensée active. Je ne parlais que de distractions non voulues par la volonté ni poursuivies par notre volonté(notre pensée, notre imagination).

    Cela dit, l’immersion du coeur en Dieu n’a pas lieu dans la pensée! Donc pensée vide ou distraite involontairement, où est le coeur?

    Se faire petit et se donner à Dieu, à l’Esprit Saint, est une condition pour entrer dans le Royaume de Dieu. Et si Marie est là, c’est encore mieux et plus sûr.

    C’est pas dans la tête que la prière du coeur a lieu. Si par miracle on peut avoir une pensée vide, ceci ne veut pas nécessairement dire que la personne s’est donnée à Dieu, qu’elle est entre ses Mains et sous Son Action. Et, parfois se concentrer sur le fait de vouloir vider notre pensée de tout, renforce notre présence dans notre « tête ».

    C’est notre coeur qu’Il cherche. « se jeter à Ses pieds », oui, tout à fait. Et ce que l’on attend c’est qu’Il nous prenne et nous mette en Lui. Et c’est bien plus qu’une « Présence », c’est le Feu de l’Esprit qui agit en nous, nous purifie et nous transforme en Lui. Vous pouvez relire l’Acte d’Offrance de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

    Si cela vous intéresse voici une video Présentation avec dessins à l’appui:
    http://video.google.fr/videoplay?docid=3529918559860267030&hl=fr#

    Bonne route et merci pour votre mot et que l’Esprit Saint nous immerge en son Feu.

  • Jean Khoury dit :

    Cher Jean Manaus,

    Merci pour votre réponse. Vous avez bien noté ma remarque faite au passage, mais elle est une remarque très importante car trop souvent les Maîtres en vie spirituelle chrétiens semblent eux aussi (car d’autres non-chrétiens le font) orienter le novice en vie spirituelle vers la nécessité de chasser toutes les pensées, et d’acquérir une tranquillité de l’esprit, et présentent cela comme condition essentielle pour faire la Prière du cœur, pour qu’un contact réel avec l’Esprit ait lieu.

    Or c’est justement contre ce point, que je m’élève en en soulignant l’erreur de discernement. C’est une question très délicate, et qui peut animer plus d’un Maître en vie spirituelle. Pour cela cette question délicate doit être abordée avec calme et surtout avec discernement.

    De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit de la Prière du cœur et uniquement de cela ! Il ne s’agit pas de lectio divina, d’écoute de Dieu, du Christ qui parle dans notre cœur. Car là aussi il faut faire face à nos pensées ou à des pensées extérieures qui interfèrent et nous empêchent d’écouter le Christ. Dans le cas de la lectio divina, vu que le Christ nous parle, parle à notre intelligence éveillée, vous comprenez que la question des pensées est primordiale (ce qui n’est pas le cas de la prière du cœur qui a lieu dans les profondeurs de notre être).

    Qu’est-ce que la Prière du cœur ? elle est justement le contact direct, dans les profondeurs de notre être, avec Dieu. Ce contact a lieu dans notre cœur, ou si vous préférez dans la fine pointe de l’âme ! c’est une zone par définition supra-consciente, qui ne tombe pas dans la conscience, passive, mais elle est bien réelle comme les racines invisibles de l’arbre sont réelles et vitales pour la survie de l’Arbre ! Pensez à la Communion : nous venons de recevoir Dieu lui-même, sa Nature Divine (le Feu Incréé), et pourtant ce que l’on ressent dans l’âme (partie consciente) n’est qu’un écho en nous (vous pouvez suivre cela dans la seconde Interview sur la Prière du cœur qui se trouve plus haut), un écho créé de Dieu en nous, et non Dieu lui-même. Le contact direct avec Dieu n’est poins ressenti par les sens ou par l’intelligence, il a lieu dans le cœur (noûs (grec) ou mens (latin)).

    La boîte du mental (l’intelligence, la conscience) n’est pas le lieu de la rencontre avec Dieu ! Ne pas voir cela c’est s’exposer à une folie délirante et à une pure illusion, celle de croire que ce que l’on ressent, voit, comprend dans l’âme est Dieu lui-même ! Or seul l’esprit (noûs, mens) est capable d’entrer en contact direct avec Dieu ici-bas ou dans l’au-delà (cf. saint Jean de la Croix par exemple, en son commentaire de la dernière strophe de son œuvre, le Cantique Spirituel). Les Pères de l’Eglise et les Maîtres spirituels reprennent tous cette question (image ressemblance, nous etc), chacun à sa manière.

    Ceci rend ce qui se passe dans la tête relatif, et à discerner. Si ce qui se passe dans la tête (la présence de pensées) : si c’est activé par nous, c’est à dire une pensée que l’on poursuit, alors cela peut très souvent nous faire sortir du contact avec Dieu qui a lieu au plus profond de nous dans le cœur. Mais si une pensée se présente, n’importe laquelle, non voulue par nous, et où sommes-nous à ce moment ? dans le cœur ! alors elle passe, comme le bruit au dehors de nous quand nous sommes en prière, le brouhaha qui nous entoure.

    La prière du cœur n’est pas une écoute de Dieu qui parle à notre intelligence, ceci serait alors la lectio divina ! (elle est écoute dans le cœur, réception de Dieu qui se donne à nous dans notre cœur, ce qui est bien plus précieux (cf. Jean de la Croix, Montée du Carmel, livre II, chapitre 29) Certes on distingue rarement ces activités ! Or il y a bien une différence entre l’écoute-manducation caractéristique de la Table de la Parole de Dieu (dans la Messe) et la communion-manducation caractéristique de la Table de l’Eucharistie (seconde partie de la Messe). Mélanger les deux manducations, les fusionner est courant dans la pratique hors de la Messe quand on mélange oraison (prière du cœur) et lectio divina ! La lectio est faite pour écouter réellement le Christ, et là, je vous rejoins, c’est Lui que l’on écoute et il nous donne la grâce pour cela, quand on se donne à Lui qui parle, sans conditions pour l’écouter par dessus tout !

    La seule grâce nécessaire lors de la prière du cœur, au niveau conscient de l’intelligence (les pensées) etc… c’est de ne pas s’y arrêter (bien sûr leur influence diminuera, mais en attendant on peut prier réellement et pas attendre des années pour atteindre un vide bien précaire de la pensée).

    Tant qu’une pensée n’est poins activée par nous, elle n’est pas nous et n’est pas un danger pour nous, elle ne nous sort pas nécessairement de Dieu! Comme un cowboy qui tue lors d’un film projeté sur un écran devant nous ! nous ne sommes pas complices du crime ! voilà mon point. Vous pouvez discuter à l’infini de la présence ou de l’absence de pensées, or la prière du cœur a lieu dans le cœur et non dans la pensée ! vous pouvez être dans un vide « zen » parfait, et ne pas être en contact dans vos profondeurs avec Dieu. D’où l’intérêt de l’enseignement et des explications que je me suis permis de signaler.

    Accorder tant d’importance au vide de la pensée, de sa nécessité etc, nous détourne de l’unique nécessaire : se donner à Dieu, au Feu de son Amour. Il n’a jamais dit que nos sens doivent se fermer (ceci est tout aussi impossible). Un bruit autour de nous ne nous sort pas nécessairement de la Rencontre avec Dieu. On ne compare pas une miette et Dieu lui-même.

    Certes les pensées, à la longue perdent de leur force (et je vous rejoins en cela, mais plutôt comme une conséquence), et la pratique de la lectio divina fera que la Prière du cœur devient plus efficace, car l’écoute et la mise en pratique de la Parole au quotidien nous transforme en Christ et a pour conséquence que notre homme nouveau croît et bien sûr les pensées aussi se transforment et deviennent plus dociles et sous l’emprise de Dieu. Mais malgré tout, la prière du cœur au début ou à la fin de la croissance n’a pas lieu dans la boîte du mental, elle a lieu dans le cœur. Et pour la réaliser, l’invitation du Christ est de se faire petit (justement pour éviter d’accorder d’attention aux pensées de l’adulte et d’agir vis à vis d’elles comme un enfant, insouciant), et de se jeter dans Ses Bras et dans le Feu de l’Amour. Voilà la condition pour faire la Prière du cœur !

    Mais s’arrêter à vider sa pensée, et s’y concentrer, c’est vraiment détourner l’attention de l’essentiel et tomber dans une esthétique de la vie spirituelle qui est, parfois, aussi complaisance-discrète en soi. Dieu ne regarde pas à la perfection d’une pensée bien vide et lisse, mais il regarde au cœur qui se donne totalement et se met totalement entre Ses Mains. Et au préalable, s’il a des pensées, et surtout des soucis, les mets entre les Mains du Seigneur et n’en parle plus, car il vaque à une chose bien plus haute : se donner à LUI… car il est question d’une histoire d’amour et l’amour c’est de se donner à l’autre, sans conditions et c’est ce que Dieu attend de nous.

    Je vous invite à regarder l’explication video-présentation sur la Prière du cœur, car avec les dessins on voit mieux : http://video.google.fr/videoplay?docid=3529918559860267030&hl=fr#
    Elle est longue, vous pouvez donc la visionner en plusieurs fois.

    Merci encore de votre remarque et bonne route…
    Si en se faisant petit on se jette dans les bras de Marie, c’est encore meilleur, plus sûr, et efficace, car ça marche dès les premiers pas ! ni elle ni Lui n’attendent que l’on ait vidé les pensées ! leurs yeux sont tournés vers notre cœur.

    Priez pour moi

    Jean

  • Raphael dit :

    Cher Jean Khoury

    Du haut de mon ignorance je choisi votre point vue et votre analyse sur le fait
    de vouloir vider le mental au lieu de faire de la place dans son cœur.
    Comme tout le monde, je suis entouré par la pratique de la méditation dans laquelle il est nécessaire de maitriser ses pensées au point de réussir à vider
    le mental par ce moyen.
    Sans rien y connaître je dois avouer que quelque chose en moi ou l’esprit du bon sens me faisait réfléchir encore davantage et m’aidait à ressentir un certain malaise à ce propos.
    En faite ; ce n’est pas la capacité de réflexion qui sépare l’individu de l’animal ??
    Pourquoi s’entrainer à limiter cette capacité au lieu de la développer ??
    Si Dieu souhaitait que l’on vive avec un mental vide, Il aurait fait le nécessaire, je le crois.
    Pour revenir sur la fin de votre poste, J’aimerais comprendre le sens de
    l’affirmation qui suit :

    « S’i en se faisant petit on se jette dans les bras de Marie, c’est encore meilleur, plus sûr, et efficace, car ça marche dès les premiers pas ! ni elle ni Lui n’attendent que l’on ait vidé les pensées ! leurs yeux sont tournés vers notre cœur. »

    Pourquoi et en quoi Est-ce plus sûr et plus efficace ??
    Pour vous Marie est par rapport à DIEU plus sûr et plus efficace que LE CHRIST
    ou DIEU Lui Même ?? Pourquoi et en quoi ??
    Le Christ à dit  » personne ne vient à DIEU sans passer par Moi  »
    Et pas – sans passer par Ma Mère !!
    Qui a subi la mort physique pour nous délivrer ? Le FILS ou la Mère ??
    Je n’ai rien contre Marie, soit dit au passage.
    Je pense aussi qu’elle à le pouvoir d’intercéder en notre faveur auprès de Son Fils, Le Christ. Jamais elle ne pourra le remplacer.
    Je sais que ce n’est pas ce que vous avez écrit. J’interviens parce que votre phrase peut semer la confusion et l’incompréhension selon celui qui la lit.
    Souvent la majorité des gens prennent pour Parole Sacrée tout ce qu’ils peuvent lire dans certains sites.
    C’est dangereux d’induire les autres en erreur d’interprétation même si ce n’est pas volontaire de notre part.
    De là toute la difficulté de s’exprimer étant extrêmement clairs en exposant nous affirmations dont nous ne contrôlerons pas ni la lecture, ni son interprétation.
    J’espère pouvoir lire vos explications sur cette affirmation.
    Que Dieu nous Bénisse à tous dans la Sagesse dont LUI SEUL Est le Détenteur.

    Raphael

  • Cédric dit :

    Tout ceci est une question de pédagogie : comme dit St Paul, la viande forte – aller à Dieu immédiatement, en franchissant la Porte qu’est le Christ – pour les adultes dans la foi, le lait – aller à Jésus par Marie, et au Père par Jésus – pour les petits enfants dans la foi. Il n’y a là aucune idée de supériorité ou d’infériorité, bien entendu : l’adulte n’est pas supérieur à l’enfant, il est simplement à un âge plus avancé de sa vie. Marie est en quelque sorte une réassurance de l’assurance première que nous trouvons en Jésus qui manifeste par sa vie, en ses actes et ses paroles, que Dieu nous a aimé jusqu’au bout du sacrifice de Lui-même (au participe passé, sens d’une action initié dans l’éternité et poursuivie dans le temps sans interruption).
    Ceci dit, il faut nous rappeler que la prière n’est pas une question de technique, mais de grâce : si l’Esprit ne prie pas en nous, prier est impossible. Le problème étant que nous sommes souvent plus préoccupés des moyens d’aller à Dieu, et des choses de Dieu (les sacrements, l’évangélisation, le service au prochain) que de Dieu Lui-même. Paradoxe puisque notre fin n’est ni une chose, aussi divine soit-elle (les orthodoxes appellent la Messe la Divine Liturgie), ni notre prochain, mais bien Dieu qui nous a créé pour l’unique motif de vivre avec nous une union amoureuse et éternelle. Cf le Cantique des Cantiques et notamment l’interprétation exemplaire qu’en fait Jean de la Croix, Docteur (mystique) de l’Église. Si nous manquons à Dieu, nous manquerons notre raison d’être et bien entendu, nous serons incapables d’aimer notre prochain comme Dieu l’aime, puisque nous ne partagerons pas l’amour de Dieu pour nos frères.

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